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Lou Cant dóu Soulèu
Lou Cant dóu Soulèu - Monsegur Vaillant Web Site - ADG 2010

Chants des Félibres

Monsegur Vaillant sings to her own accompaniment...

Live recording in one take

 

ADG / FINNVOX Remastered 2003 - n°2000 4 - Made in Austria - Sony Digital Stereo - 21'

Music score accompaniment by Monsegur Vaillant



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Oc Language

Mirèio o lou Cant dóu Soulèu

 

A Moussu Gounod A Moussu Mistral

     Sus la plaço de Maiano, grando coume un moucadou, ai ausi dire en de vièi Maianen - sènso li nouma, que li couneissès tóuti - e i fau dire bèn gramaci pèr-ço-que nous an toujour aculi emé tant d’amistadouso benvoulènci - lis ai ausi dire emé mis auriho que o, se canto en Prouvençau Mirèio mai faudrié trouba la cigaleto que farié brusi si cimbaleto emé tant d’amo e d’estrambord que vous farié ferni ; pèr-ço-que memo Moussu Gounod - que pensavo pamens que trouvarié la Cabro d’or - avié jamai agu de bonur emé si cantarello : un bèu matin, s’escapavon dins la Crau, pièi eilabas - vivo Sant Gèns ! - lou grand èr li manjavo.

     Me siéu laissa dire, en de cousin dóu Pouèto (ço que gasto rèn ! ) que, quand in 1914, Mirèio, pèr li siuen de Madamo Mistral, se cantè en Prouvençau - ço que jamai s’èro vist ! - tout Marsiho l’aclamè ! Malurousamen aro, res lou canto pèr-ço-que res lou saup. Me siéu laissa dire tambèn que se lou cafè de la Plaço s’apelo Lou Soulèu es per-ço-que lou paire de la damisello (que venié d’eireta et qu’èro dins si quinge an) un jour en parlan emé lou Pouèto, ié dis : “coume pourriéu faire ? voulèn pas metre lou noum de ma fiho sus un cafè !” “As pas besoun de cerca !” ié respondè Frederi “Lou Soulèu, mai Lou Soulèu !”. Aquéu soulèu que fasié canta Frederi, “coume a-n-un vin de Diéu, fau ié pourgi soun vèire”.

     Es pas un racountar, a l’avantage d’èstre verai. Coume l’istòri dóu Mestre que pensavo de se marida emé uno fiho d’Arle (es pas l’Arlesieno, se lou voulès saupre) ; ié diguè quàuqui vers de Mirèio. De bado ! Alor quand aguè fini, la chato ié fai : “Mai quand saren marida, escriéuras toujour de couiounènci coume acò ?”. Acò anè pas plus liuen, lou maridage noun se faguè pas. Ah ! pecaire ! iéu auriéu pulèu canta la Mazurka de Charloun emé li paraulo de quauque Raimu dóu cantoun, sus la coustiero de la Crau, quau óublidavo de se signa quand passavo davans la glèiso, mounte “Moussu Pepin” (valènt-à-dire Moussu Gounod, pratico de l’oustalarié Ville Verte à Sant-Roumié) emé si cantico bèu que-noun-sai e soun armounion, pivelè dos o tres femo que pamens aubouravon pas lou tignoun de Leleto vo lou guidoun de Charleto.

     Dins tóuti li mas is alentour de Maiano, qu’èron e que soun - se pòu dire - di miés tengu de l’encountrado, emé si platano, sis establarié vasto coume de glèiso e si poumié, crese bèn que tóuti tant que soun - d’aquéli qu’an susa - an rescaufa la voues de Mirèio, atestant que la veritablo pouësio, l’avès devina, es aquelo que tout lou mounde pòu coumprendre, dansa (quand lou pople es countent, fau que danse !) e canta, “car cantan que pèr vautre, o pastre e gènt di mas !” e pas soulamen li gnaugnaire e li grand moussu de la Capitalo, acoustuma i belli maniero, que n’an jamai vist e ausi Mirèio que dins li Saloun.

     E se “la Prouvenço gardo toujour la souvenènco di bràvi gènt qu’a couneigu”, en saludant Mirèio, se fau garda bèn d’óublida de pourta ’n brinde “En l’ounour de Gounod lou musicaire linde que tant liuen fai dinda li murmur prouvençau”.

CLAUDE D'ESPLAS - Maiano (Bouco-dóu-Rose) La Leçon de Musique
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French Version

Mireille ou le Chant du Soleil

A Monsieur Gounod A Monsieur Mistral

     Sur la Place de Maillane, grande comme un mouchoir de poche, je me suis laissé dire par de vieux Maillanais - je n’ai pas besoin de les nommer, vous les connaissez tous et il faut les remercier beaucoup de nous avoir toujours accueillis avec tant d’amicale bienveillance - je les ai entendu dire, de mes propres oreilles, que oui, ça se chante en Provençal, Mireille, mais il faudrait trouver la petite cigale qui ferait bruire ses petites cymbales avec tant d’âme et d’enthousiasme qu’elle vous ferait frémir ; parce que même Monsieur Gounod - qui cependant croyait qu’il trouverait la Chèvre d’or - n’avait jamais eu de chance avec ses cantatrices : un beau matin, elles s’échappaient dans la Crau et alors, là-bas - vive saint Gens ! - le grand air les mangeait. J’ai encore entendu dire de la bouche même du cousin du Poète (ce qui ne gâte rien !) que, lorsque en 1914, par les soins de Madame Mistral, Mirèio fut chantée en Provençal - ce qu’on n’avait jamais entendu ! - tout Marseille l’acclama ! Malheureusement, maintenant, personne ne le chante parce que personne ne le sait.

     Je me suis encore laissé dire que si le café de la Place s’appelle Le Soleil, c’est parce que le père de la demoiselle (qui venait d’hériter et qui était dans ses quinze ans) un jour, en parlant avec le Poète, lui dit : “Comment pourrais-je faire ? Nous ne voulons pas mettre le nom de ma fille sur un café !” “Tu n’as pas besoin de chercher !”, lui répondit Mistral, “Le Soleil, mais Le Soleil !. Ce soleil qui faisait chanter Frédéric, “comme à un vin de Dieu, il faut lui présenter son verre”.

     Ce n’est pas un racontar, c’est vraiment la vérité. C’est comme l’histoire du Maître qui pensait se marier avec une fille d’Arles (ce n’est pas l’Arlésienne, si vous voulez savoir) ; il lui récita quelques vers de Mirèio, sans résultat ! Alors quand il eut fini, la demoiselle lui dit : “Mais quand on sera mariés, tu écriras encore des coïonneries comme ça ?” Ça, ça n’alla pas plus loin, le mariage ne se fit pas. Ah ! entre nous, moi, je lui aurais plutôt chanté la Mazurka de Charloun avec les paroles de quelque Raimu du canton à la lisière de la Crau, celui-là même qui oubliait de se signer en passant devant l’Eglise de St-Rémy où “Monsieur Pépin” (qui résidait à l’hôtel Ville Verte) avec ses cantiques et son harmonium émerveillait deux ou trois femmes qui cependant n’arboraient ni le chignon de Leleto ni la coiffe de Charleto.

     Dans tous les mas des alentours de Maillane, qui étaient et qui sont - on peut le dire - des mieux tenus de la région, avec leurs platanes, leurs étables aussi vastes que des églises et leurs pommiers, je crois bien que tous autant qu’ils sont - de ceux qui ont sué - réchauffèrent la voix de Mireille, attestant que la véritable poésie - vous l’avez deviné - est celle que tout le monde peut comprendre, danser (quand le peuple est content, il faut qu’il danse !) et chanter (“car nous ne chantons que pour vous, ô pâtres et gens des mas !”) et pas seulement les chichiteux et les grands messieurs de la Capitale, friands de belles manières et qui n’ont jamais vu et entendu Mireille que dans les salons.

     Et si “la Provence garde toujours le souvenir des braves gens qu’elle a connus”, en saluant Mireille, il ne faut surtout pas oublier de lever son verre “En l’honneur de Gounod, le musicien limpide qui si loin fait tinter les murmures de Provence”.

CLAUDE D'ESPLAS - Maillane (Bouches-du-Rhône) La Leçon de Musique
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