Le Journal de l’Ariège e des Valls d’Andorra
RETOUR AUX SOURCES AVEC " LE PARCELLAIRE "
En faisant appel aux Editions Soubie de l’Hospitalet du Larzac (Aveyron) pour son livre sorti de presse voici à peine quelques semaines, Claude d’Esplas montre son indéniable attachement aux terroirs de la France profonde dans lesquels il se sent pleinement vivre, au gré de leurs humeurs et de ses passions.
Véritable complément des Chants d’Ariège qui évoquent la résistance cathare Le Parcellaire est l’histoire d’un terroir verdoyant où chante La Rise, séparant discrètement "les nôtres prés sis en Languedoc des prés nôtres sis en Gascogne" , juste au-dessous du Castet de Toch.
Au travers de chaque parcelle qui compose, une fois réunies, le cadastre du village, l’auteur fait revivre par des anecdotes croustillantes les événements qui s’y déroulèrent et marquèrent l’esprit de clocher de cette entité rurale. Générations après générations, les campagnes se dépeuplent et se repeuplent, les citadins reviennent dans les villages, on redécouvre l’artisanat, on ravive les fours effondrés, on réactive la langue de nos pères.
Les parcelles en friche et délaissées trouvent preneurs parmi ceux qui veulent effectuer leur retour aux sources mais sans toutefois en connaître les possesseurs qui les exploitèrent jadis. Toutes attribuées, ces terres ont été travaillées par des hommes dont le souvenir s’estompe peu à peu, et comme pour rappeler leur destin laborieux, Claude d’Esplas nous les fait revivre au passé comme au présent, agrémentant notre attention de citations et de références masquées sur les acteur qui les valorisèrent avant la disgrâce.
Monsieur l’Escoussière, Monsieur Piquependre, ou le grand-oncle Cartou ont vécu ces époques héroïques et prennent la parole avec justesse et émotion devant cette évolution des temps, captivant le lecteur de leurs propos imagés.
Le Parcellaire a été récemment présenté lors des Salons du Livre de Toulouse et de Mirepoix. Gageons que les Ariègeois feront bon accueil à cet ouvrage, où il fera bon se reconnaître, revivre sa jeunesse, comprendre pourquoi les Sarrazins ont choisi ces terroirs pour y prospérer.
V.P. |